Le mot du pasteur

La peur :

Un chemin de solitude et de raisonnements incohérents.

Texte : 1 Rois 19 v 3 à 8.

Ce récit nous indique qu’Élie fuit face à la menace de Jézabel. Il veut sauver sa vie mais dans cette peur il est désorienté dans son esprit.

Cette peur le conduit à choisir d’être seul et cette décision l’amène au désert.

Ces faits concernant Élie peuvent se retrouver en chacun d’entre nous et c’est toujours une source de douleur et de complication de s’isoler et de prendre la direction d’un désert spirituel alors que Dieu, le bon berger, veut nous conduire dans de verts pâturages au-delà des circonstances.

Il est vrai que nous pouvons rencontrer des épreuves et de l’opposition au sein de nos familles ou dans notre entourage mais nous ne devons pas laisser la peur nous mener là où Dieu ne veut pas.

Cette fuite s’associe au fait de concevoir des pensées mensongères et destructrices : celles de demander la mort et de se dévaloriser.

Il est vrai qu’il n’était pas meilleur que les autres puisqu’il était de la même nature que nous selon Jacques 5/17 mais de là, à vouloir demander la mort, c’est se mettre à la place de Dieu sans prendre appui sur la bonté de celui-ci.

Il peut nous arriver de concevoir dans des moments de faiblesse et de peur des pensées vaines et infructueuses mais Dieu veut nous maintenir en éveil et dans la foi afin que nous ne quittions pas le chemin dans lequel il veut que nous marchions.

Nous voulons avec ce cantique ancien dire « Sur le chemin va sans peur car Jésus est devant toi. Il veut être ton Sauveur. Oh suis-le, oh suis-le par la foi. »

Ami, veillons sur nos pensées ! Elles peuvent si vite changer et nous déstabiliser.

C’est pourquoi il est bon de s’en remettre à Dieu à chaque instant de notre existence afin qu’il nous communique au travers de sa parole l’assurance que rien ne pourra nous séparer de son amour.

Jean-Luc Fort